Le temps des classiques: Fahrenheit 451 et Orgueil & Préjugés

J’ai jamais été très Classiques en termes de lecture, même si j’en ai lu quand même lus quelques uns comme La servante écarlate, Alice au Pays des Merveilles, ou encore Ils étaient dix. Et encore, pour ces derniers, ce sont des lectures faites ces dernières années depuis que je tiens un blog. J’ai du mal avec les Classiques et à me dire qu’il faudrait que j’en lise pour ma culture perso car dans ma tête, ce sont soit des gros pavés aux phrases à rallonge et descriptions de 50 pages juste pour une fourchette posée à côté d’une assiette, soit juste le sujet ne m’intéresse absolument pas.

Malgré tout, j’ai quand même pu en lire quelques uns et j’en découvre d’autres qui m’intéressent sans être trop long. Et aujourd’hui, ce sont Fahrenheit 451 et Orgueil & Préjugés que j’ai lu récemment et qu’on ne présente plus tant c’est connu et étudier à droite à gauche et vu au lycée.

Fahrenheit 451

Fahrenheit 451, c’est l’histoire du pompier Montag. Son rôle n’est pas d’éteindre des feux… mais de brûler des livres car ceux-ci sont interdits et qui est pris à en posséder et à en lire se retrouve avec une bibliothèque brûlée, une maison en feu et vu comme un criminel. Pourtant, si Montag fait sont travail sans sourciller, sa rencontre avec une fille étrange va l’emmener doucement sur une nouvelle voix. On découvre alors, à travers sa relation avec sa femme (si creuse d’esprit), qu’il avait commencé à ramener quelques livres et à les cacher. Sauf qu’un jour, quelqu’un cafarde et vient l’heure de la fuite pour le pompier Montag qui sera traqué, et son exécution mise en ligne en temps réel.

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

C’est un court roman qui est très intéressant car les thématiques et le contexte de l’histoire nous amène à nous questionner sur la place du livre, et de la culture. J’ai, dans l’ensemble, beaucoup aimé ce livre. J’ai trouvé la première partie un peu longue, et beaucoup aimé la dernière où on le suit dans sa fuite et sa rencontre avec des gens extérieurs à la ville, qui connaissent tous de mémoire un livre (et se partage ainsi les histoires). Si la traduction est un peu « vieillotte » et gagnerait à être retravaillée, Fahrenheit 451 est très accessible.

Orgueil et Préjugés

Orgueil et Préjugés nous raconte l’histoire d’une famille anglaise du XIXème siècle, à travers Elisabeth Bennet. Sa rencontre avec l’orgueilleux Mr Darcy et les préjugés qu’elle aura envers lui seront explosifs dans cette vieille Angleterre où les femmes non mariées ne trouvent point le salut là où celles qui font mariage, heureux ou malheureux, ont un toit sur la tête et le confort qui va avec. Au fil de l’histoire, l’héroïne est amenée à rencontrer de nouvelles gens aisées, dont certains seront méprisants ou de bonne mentalité. Mais au milieu des petites intrigues familiales, les masques finissent par tomber.

Pour les Anglaises du XIXe siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais, il faut parfois savoir renoncer à son orgueil. Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant. « La plus grande femme écrivain que nous ayons.» Virginia Woolf  Traduit de l’anglais  par Valentine Leconte et Charlotte Pressoir  Préface de Virginia WoolfJane Austen, dernière d’une famille de cinq enfants, est née le 16 décembre 1775 à Stevenson dans le Hampshire (Angleterre). Entre sa vingtième et sa vingt-cinquième année, Jane Austen écrit trois récits de jeunesse qui deviennent des pièces maîtresses de son œuvre : Elinor et Mariane, Raison et Sentiments (1795), First Impression, ébauche d’Orgueil et Préjugés, et enfin, en 1798, Northanger Abbey. Après la mort de son père, Jane Austen s’installe avec sa mère et sa sœur à Chatow, où elle va écrire l’essentiel de son œuvre. En 1811, un éditeur londonien soumet pour la première fois au grand public, sous couvert d’anonymat, Raison et Sentiments. Elle publie ensuite Mansfield Park, mais c’est avec Emma que Jane Austen s’impose véritablement sur la scène littéraire.

J’ai beaucoup aimé ce roman et l’ambiance qui en ressort. C’est prenant, et les descriptions que l’autrice fait de la société sont intéressantes. Malgré les tournures de phrases « à l’ancienne » et les dialogues parfois à rallonge, on se prend dans l’histoire. A de nombreuses reprises, j’ai sorti ma tronçonneuse face à certains personnages en me disant que c’était pas possible d’agir ainsi en toute impunité, et je pense qu’à travers ce roman, l’autrice dénonce ces comportements qui aujourd’hui sont juste pas possibles.

5 réflexions sur “Le temps des classiques: Fahrenheit 451 et Orgueil & Préjugés

  1. Vous m’avez fait rire avec les « 50 pages pour une fourchette posée à côté d’une assiette » (et penser à Proust – petite madeleine…).
    Pour Fahrenheit 451, avez-vous vu le film de Truffaut?
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai adoré Orgueil et Préjugés, je suis heureuse de voir que ça a aussi été ton cas 🙂 Je vais essayé de découvrir d’autres romans de l’autrice, maintenant que je suis rassurée sur son style ahah ^^

    Aimé par 1 personne

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