Bonjour à tous, et toi qui vient me lire!

Cet article a été un peu compliqué à écrire car je voulais construire un fil mais ca s’est avéré un peu plus compliqué que prévu. J’ai donc tenter de construire quelque de logique avec des idées claires. Je pense qu’il y a sûrement encore beaucoup de choses à y rajouter mais dans un premier temps, cet article a déjà pas mal à dire. Je parle bien sûr avec mes connaissances, mais des liens complètent l’article et m’ont apportés des chiffres et des informations pointues.

Et avant de lire cet article, si vous êtes de l’univers littéraire et / ou libraire, je vous invite en commentaire à me dire ce qui vous énerve le plus dans des réflexions, commentaires, et préjugés que vous avez vécu, subis et reçus.

Les libraires: petits préjugés qu’on se coltine

Dans certaines librairies et selon la période, oui, les libraires ont parfois le temps de lire. N’en faites pas pour autant une généralité! J’ai connu quatre librairies, et dans une seule seulement j’ai pu avoir un peu de temps sur place pour lire en étant au boulot pour la simple et bonne raison qu’on a très peu de monde l’après-midi (saison pas du tout touristique oblige) et que quand on a fait tous les impératifs de la journée et qu’on attend les clients, et bien on s’occupe ensuite comme on peu. A savoir qu’on avance dans les lectures que l’on sera amené à conseiller ensuite aux clients, et que non, on ne fait pas que lire.

Oui, on bosse, non, on ne passe pas notre temps à lire. D’autant que malgré tout, lire fait partie intégrante du métier, mais qu’en parallèle, il faut aussi qu’on assure les ventes en boutique, le conseil au client, les emballages cadeaux, le rangement des livres, les réceptions, les commandes, le nettoyage de la boutique, les vitrines, les encaissements, les retours d’invendus, et j’en passe.

Oui, il y a des libraires en librairie, et oui, ils lisent des livres, et ils écrivent même des mots (notules) sur les livres qu’ils ont aimé. Non, ce ne sont pas les éditeurs qui écrivent ces notules (mots de libraire) pour ensuite nous les envoyer. Je vous le dis, parce que j’ai eu une cliente qui était étonnée de voir des notules dans nos rayons, qui m’a demandé si j’étais libraire, et qui, pour couronner le tout, m’a aussi demandait si je lisais. Oui oui. Vous avez bien lu.

A part à la FNAC, où ils peuvent employer des gens qui ne lisent pas et qui ne sont pas libraires (mais ils n’ont pas que des livres donc ceci explique cela), vous trouverez des libraires en libraire. Qu’on soit libraire de formation ou non, à partir du moment où on bosse dans une librairie, oui on est libraire. Le fait d’être à la caisse au moment où vous arrivez ne veut pas dire qu’on n’est pas libraire. On est tout autant apte à tenir la caisse qu’à conseiller, et non, une petite librairie n’a pas les moyens d’engager quelqu’un juste pour la caisse qui ne serait pas capable de conseiller en tant que libraire.

Dernier petit point: non, libraire n’est pas un métier de vieux. Vous trouverez des libraires de tous âges, et oui, un jeune libraire peut tout autant vous conseiller qu’un vieux libraire qui a des années de métier derrière lui, tout comme un « simple employé » pourra autant vous conseiller que les patrons, et une libraire pourra autant vous conseiller sur le rayon politique qu’un homme sur le rayon feel good et romance.

Loi Lang – Le prix unique du livre quel que soit l’endroit où vous l’achetez!

En France, il existe une loi qui impose le prix unique du livre. C’est la loi Lang et elle est en vigueur depuis et est entrée en vigueur le 1er janvier 1982. Ainsi, toute personne qui publie ou importe un livre est tenue de lui fixer un prix de vente au public et quelle que soit la période de l’année, ce prix doit être respecté.

Tous les détaillants – que ce soit la FNAC, Amatruc, Intermarché (et autres grandes surfaces), les maison de la presse, le grossiste, la librairie traditionnelle, Cultura ou un site de vente en ligne – vendent les mêmes livres au même prix, et n’ont pas le droit de le modifier. Ils ont seulement le droit de faire un rabais seulement et seulement s’il est limité à 5% maximum par rapport au prix déterminé par l’éditeur.

True Blood – Disparition à Dallas (9782290018064) est donc à 8€90, qui que soit le vendeur.

Cette loi permet de pérenniser les lieux de vente de livre (et la diversité de ces points de vente) et notamment les petits points de vente, sans quoi les petites librairies indépendantes seraient vouées à disparaître au profit d’Amazon, pour ne citer que lui. Ainsi, la concurrence existe mais se fait à armes égales (au moins pour le prix du livre) et non pas au détriment des plus petits.

Elle est aussi le refus de considérer le livre comme un produit marchand banalisé, qui ne répondrait alors qu’aux seules exigences de rentabilité immédiate, entraînant avec le bradage des prix une sélection bien moindre de titres disponibles au profit des ouvrages à « rotation rapide» au détriment des œuvres de création originale.

La loi du prix unique dite Loi Lang a un triple objectif, à savoir l’égalité des citoyens devant le livre, qui sera vendu au même prix sur tout le territoire national; le maintien d’un réseau décentralisé très dense de distribution, notamment dans les zones défavorisées; et le soutien au pluralisme dans la création et l’édition en particulier pour les ouvrages difficiles.

Pour approfondir la Loi Lang, vous pouvez vous référer aux liens (1) et (2) en fin d’article.

Librairies en France: quand Amazon est destructeur

La vente en ligne est un avantage considérable qui peut s’avérer autant utile pour les personnes ne pouvant pas se déplacer pour diverses autres raisons (horaires de boulots compliquées, pas de librairies à proximité dans un large rayon, pas de transports, handicaps,…), que pour les librairies elles-mêmes qui s’assurent ainsi une continuité dans leurs ventes.

Seulement, si ces ventes en lignes permettent de faire en partie face au géant américain en répondant à la demande de la clientèle, il n’en reste pas moins qu’Amazon fait des ravages encore et toujours, dans beaucoup de pays. En Italie, 2300 librairies ont fermées en cinq ans alors qu’une loi similaire à notre loi Lang pour la France vient d’être mise en place sur le sol italien (voir lien 4, en bas de page). En parallèle, alors que la France est forte de 2300 librairies, le territoire n’a vu son nombre de librairies baisser de « seulement » de 200.

Dans un monde où les gens commandent en voulant de suite et à moindre coût (Amazon peut se permettre de ne faire payer que 0,01ct le colis) les librairies indépendantes doivent répercuter les coûts d’envoi car sinon, ils le font à perte, et malgré cela, si le livre n’est pas présent physiquement en librairie, il a un temps d’attente, même minime. Et oui, les librairies indé n’ont ni le budget d’Amazon (qui répercute les pertes sur la vente de ses autres rayons), ni l’espace de stockage et les stocks qui vont avec pour répondre à la demande rapidement.

Autrement dit, les librairies s’adaptent avec le temps à la demande, et c’est normal, mais ne peuvent pas envoyer à perte un livre quelque soit son prix, alors que le colis lui serait facturé entre six et dix euros, ni même avoir un stock aussi conséquent qu’Amazon qui, je le rappelle, n’a pas de librairie puisqu’ils ne font que stocker en masse.

Vous trouverez en lien de bas de page des articles pour approfondir cette partie – liens (3), (4) et (5). Pour terminer ici, si les librairies ont quasiment toutes un site internet, voici quelques grands sites où commander tout en visant les librairies indépendantes françaises.

Librairies indépendantes: des sites où commander tout en les favorisant

Vous pouvez retrouver un article juste ici où je vous présentais déjà des sites où vous pouviez commander en ligne chez des libraires français, mais pour vous en donner quelques uns juste maintenant, je vous dirais Libr’air.fr, leslibraires.fr, Initiales et placedeslibraires.

Favoriser les librairies indépendantes françaises, c’est faire marcher l’économie du livre en France avec des acteurs qui se bougent malgré tout. Même en ne commandant qu’en ligne des livres chez eux, chez nous, c’est tout un petit monde que vous faites vivre. Et quelles que soient les raisons qui vous font passer par internet, et elles sont toutes valables, vous avez aussi le pouvoir entre deux clics de faire marcher le marché français.

Sources:

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