Et si je vous disais que les vampires vivent désormais au milieu des humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer? Et que des ménades se baladent tranquillement dans les forêts? Et que des changelings sont parmi nous, sous diverses formes?

Mais à Bon Temps, petite ville de l’Amérique profonde, la méfiance règne toujours autant et l’arrivée du ténébreux Bill, vampire du 19e siècle va bouleverser quelques la routine de la petite ville. Bienvenue dans La communauté du Sud, une série écrite par Charlaine Harris, et adaptée en série sous le nom de True Blood.

Et c’est donc aux côtés de Sookie qu’on entre dans cet univers si kitch et rocambolesque. Sookie qui a un don, la télépathie. Sookie, qu’on va suivre puisque c’est elle qui raconte le récit. Sookie qui est aussi une jeune femme blonde qui taille du 38 en haut comme en bas, qui parait peu intelligente au premier abord (excusez un peu, hein, mais une jolie blonde bien foutue qui serait intelligente? on en demanderait bien des preuves tellement c’est improbable!) mais qui ne cesse de répéter qu’elle est loin d’être idiote et qu’elle est même…. intelligente pour une blonde.

Dans cette chronique, je vais parler des deux premiers tomes que j’ai lu – Quand le danger rôde (T01) et Disparition à Dallas (T02), et il se peut donc qu’il y ait des spoils. Malgré tout, je vais essayer de limiter même si je vais surement faire des parallèles avec la séries True Blood (adaptée des romans).

Donc on suit Sookie, à Bon Temps, qui travaille dans un restaurant bar, dans cette Amérique où les vampires ont fait leur coming out, et sont désormais bien là, et « acceptés » parmi les humains malgré la méfiance des uns et des autres. En mêmes temps, ces suceurs de sang ont toujours les crocs…. Mais là où Bon Temps est une ville calme, le jour où Sookie rencontre un vampire – son vampire, comme elle n’aura de cesse de le répéter -, qui débarque pour de vrai sur son lieu de travail, c’est sa petite vie qui sera bouleversée puisque là où elle entend les pensées de tout le monde, ca sera le calme plat avec son ténébreux vampire et elle va kiffer.

Ainsi commence la série de La communauté du Sud (Quand le danger rôde, T01). Et c’est folklorique.

On y découvre des vampires qui boivent du substitut de sang, mais aussi d’autres êtres tout aussi mythiques mais qui se cachent car ne voulant pas autant de médiatisation que ces chers suceurs de sang. Et avec la rencontre de Bill et Sookie, c’est tout un bouleversement qui s’opère. On fait la découverte de cette société de vampires et des quelques personnages principaux, mais aussi des découvertes macabres (beaucoup trop de « découvertes » dans cette phrase) puisque des meurtres ont lieux. Le problème, c’est que ce sont des femmes et qu’elles ont toutes le même profil. Et qu’étrangement, elles sont reliées à Jason. Jason qui est le frère de… Sookie. Innocent ou pas, le frérot?

Dans Disparition à Dallas (T02), Sookie ayant fait ses preuves, une famille de vampires fait appel à ses dons pour élucider la disparition d’un des leurs. Et comme il semblerait que Sookie soit un aimant à malchance, on se retrouve avec toujours un surenchérissement d’événements qui font avancer l’action.

Franchement…. J’ai beaucoup rigolé. J’ai beaucoup rigolé parce que je connaissais déjà la série par son adaptation dont j’avais vu les trois premières saisons que j’avais beaucoup aimé, et que la série (livres et série) a toujours été sujet à délires avec une copine. Du coup, à chaque page, je pouffais de rire en y repensant. Et surtout parce que si on trouve True Blood kitch à souhait, sachez que les livres, c’est vraiment le summum du summum, et que tout est amplifié. Entre la Sookie naïve, belle blonde passant pour stupide mais intelligente, Bill le vampire vieux de la guerre de Sécession, qui en a vu passer des époques et qui aurait pu évoluer avec le temps mais qui est resté bloqué à il y a fort fort longtemps dans son état d’esprit, et Jason, le frère coureur de jupon, un peu concon mais surtout égocentrique; je vous assure qu’il y a du niveau. Et c’est sans parler de l’histoire en elle-même qui est kitch à souhait et qui avance par situation rocambolesque à souhait, et moments à la limite du WTF rigolo.

J’ai rigolé sur les deux tomes, beaucoup. Mais c’est uniquement dû au fait que cet univers soit sujet à la rigolade avec ma pote de base, parce que sans cela, je ne pense pas que je l’aurais lu sinon, car même en rigolant à chaque paragraphe, je ne pouvais pas m’empêcher de tiquer non plus sur des situations du type Sookie ramène toujours tout à son apparence tout en disant qu’elle est loin d’être aussi stupide qu’elle n’y parait (et c’est comme si elle avait quelque chose à prouver et à se prouver), et Bill est excessivement vieux jeu, et flirte avec une odeur bien rance de sexisme et relation toxique avec Sookie (et je ne parle pas de la relation vampire / humain mais bien de la relation entre deux personnes dont le mec est vraiment toxique à l’image de Grey dans 50 nuances de caca).

Pourtant, je suis prête à continuer la suite, car je veux vraiment me taper le délire jusqu’au bout et qu’il y a des choses sympas (Eric en tenue moulante, mais pas que) et si l’histoire est un poil bancale, c’est vraiment rigolo à suivre, et ce malgré que les personnages secondaires ne soient vraiment que très survolés, au contraire du traitement qu’ils ont dans la série tv, et j’ai trouvé dommage qu’ils soient aussi inexistants, et que les actions elles aussi soient vite résolues.

Par contre, et j’aimerais avoir l’avis de ceux qui l’ont lu en anglais pour le coup, mais la traction en français laisse à désirer quand à la qualité d’écriture. Et je pense que cela a jouer sur le côté de mauvais scénario. J’ai trouvé au fil du texte plein de coquilles, mais aussi beaucoup trop de répétitions. Je ne conte même plus le nombre de fois où Sookie dit qu’elle est belle et autres, mais les répétitions sont juste horribles, parce que même en lisant le deuxième livre, j’avais l’impression de lire un copier/coller de certaines phrases. Et un truc qui m’a fait ultra tiquer, c’est le mot entraîneuse dans un paragraphe, que j’ai malheureusement pas noté, mais dont le contexte est le suivant: on est avec une jeune femme humaine, je précise, qui bosse dans un bar à vampire, et dans le paragraphe, l’un des perso en parle comme d’une serveuse qui se fait sucer le sang mais aussi comme d’une entraîneuse qui s’envoie très certainement là pour s’envoyer en l’air puisqu’elle est là uniquement pour ça. Entraineuse, ici étant utilisé pour dire grosso modo prostituée, pute. J’ai tiqué parce j’ai trouvé hyper mal placé et sexiste, ce mot dans ce contexte et j’ai fortement pensé au fait que les mots au féminin renvoie toujours finalement à un rôle de pute. J’ai trouvé dommage en 2020 d’avoir ce mot utilisé ainsi dans cette traduction qui se vante d’être remise à jour alors que prostituée (qui n’est pas un gros mot) aurait été plus claire et mieux placé.

Et voilà pour aujourd’hui. Je pensais faire un peu plus de parallèle avec la série TV mais je pense que cet article se suffit à lui-même ainsi. Si vous connaissez la série (livres ou TV), n’hésitez pas à lacher un petit commentaire!

Chez Merlotte, un bar du nord de la Louisiane, travaille une dénommée Sookie Stackhouse. On dit qu’elle est un peu siphonnée, à cause de ses réactions imprévisibles. Mais Sookie n’est pas cinglée : elle peut lire dans les pensées. Sauf dans celles des vampires, qui vivent aujourd’hui au grand jour (enfin, façon de parler), ayant abandonné l’hémoglobine pour un substitut de synthèse qu’on sert même à la pression. Sookie s’ennuie un peu. Pas beaucoup d’aventures amoureuses dans le patelin, encore moins de mystère. Jusqu’à l’arrivée du beau Bill, vampire un peu paumé, qui va rapidement être accusé du meurtre de jeunes filles. Qu’importe, Sookie a bien l’intention de prendre sa défense, son coeur aussi, ce qui va poser plus d’un problème. Une romance de mystère et de surnaturel, où la fraîcheur de l’héroïne apporte une pointe d’humour réjouissante. Récemment adapté à la télévision sous le nom de « True Blood ».

3 commentaires sur « La communauté du sud – Quand le danger rôde (T01) et Disparition à Dallas (T02) »

    1. Ah là c’est plutot l’inverse pour moi. Apres la serie tv a changé beaucoup de choses par rapport aux livres et tout mais il y a beaucoup de petits trucs qui me dérangent dans les livres meme si j’aime bien dans l’ensemble. Après j’en suis actuellement au 4 🙂

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