La Journée internationale des droits des femmes (8 mars) est officialisée par les Nations unies en 1977. Célébrée dans de nombreux pays à travers le monde, cette journée est une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes mais aussi de continuer de demander des améliorations pour les conditions des femmes. Souvent réduite à tord à juste une journée de la femme, je pense qu’il est bon de rappelé que c’est bien la journée des DROITS DES FEMMES. La femme par rapport à l’homme subit des inégalités flagrantes mais c’est encore plus flagrant pour les femmes issues des minorités, de milieux défavorisés et autres. Il n’y a pas une mais des femmes, des minorités, et c’est pour les droits de toutes que cette journée a lieu.

Mais elle vient d’où, cette journée ?

Et bien, elle est apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe.

1909 — Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale des femmes a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis d’Amérique le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

1917 — Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève pour obtenir «du pain et la paix». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire: quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.

1975 — Lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars. (1)


  • Faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent d’ici à 2030, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité (objectif n.4).
  • Faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès, d’ici à 2030, à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire (objectif n.4).
  • Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles (objectif n.5).
  • Éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles dans les sphères publique et privée, y compris la traite et l’exploitation sexuelle et autres type d’exploitation (objectif n.5).
  • Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine (2) (3)

De la Science-fiction mais aussi de la science-spéculative, ou l’histoire telle qu’elle pourrait se passer demain si….

La littérature est vectrice d’engagement et permet de mettre en lumière des événements, des cas, et des engagements. Ces romans qui suivent s’engagent dans la cause féministe et des minorités. Pour les avoir lu, ce sont des valeurs sûres, qui valent le détour et font réfléchir.

  • Vox

Vox est sorti l’an dernier et m’avait beaucoup intriguée par sa couverture. Si la fin est rapide, il n’en reste pas moins que j’avais adoré cette lecture qui m’a convaincue autant par son sujet que par son écriture et traitement.

Dans notre société actuelle, ou presque, Jean, comme toutes les autres femmes à Washington, se retrouve au « chômage » car pour les pouvoirs montants, la place des femmes n’est pas au boulot comme on l’entend désormais mais bien à bosser à la maison tel qu’est le rôle des femmes: faire le ménage, la cuisine, s’occuper des enfants, bref tout le boulot de maison, mais surtout, en silence. Car peu à peu, les femmes se retrouvent réduite à ne pouvoir dire qu’un nombre limité de mots par jour, le tout contrôlé par un bracelet électronique, et ce, qu’une femme soit enfant, adulte ou âgée. Révoltant, n’est-ce pas? Pourtant, un jour, un événement fait que Jean va pouvoir négocier ces règles. Jean a quatre enfant, dont une jeune fille, et Jean est docteure en neurosciences. Et c’est pour ce dernier point que des gens haut placé vont avoir besoin d’elle….

  • La servante écarlate et Les testaments

Pour la rentrée littéraire 2019 est sortie une belle surprise: Les testaments. Les testaments, c’est l’histoire de deux jeunes filles que tout semble opposer, et pourtant….. mais aussi d’une dame plus âgée, appartenant à Gillead. Ce roman fait suite, quinze ans après, aux événements de La servante écarlate, roman que j’avais beaucoup apprécié. Je ne peux vous en dire plus sur Les testaments, sans quoi je vous gâcherais sa lecture ainsi que celle de La servante écarlate car les deux livres sont fortement liés.

On ne présente plus La servante écarlate, qui, sorti dans les années 80, a eu une nouvelle heure de gloire juste avant la sortie de l’adaptation en série. Là aussi, comme dans Vox, dans une microsociété, les femmes se retrouvent hiérarchisées en trois castes et exploitées par les hommes. Si les premières tiennent le rôle de femme auprès des commandants et autres et semblent avoir un rôle plus enviables, les autres sont servantes dans les maisons, font la vaisselle et le ménage et autres, pendant que les autres sont esclaves sexuelles et servent à la reproduction car elles sont fertiles dans un monde où la fertilité a fortement chuté.

Les testaments fait donc suite à ce premier tome, et j’ai beaucoup aimé les personnages, et découvrir de nouveaux aspects de cet environnement. Si j’ai vu plus ou moins se profiler les liens des personnages, j’ai frissonné, adoré y retourner et me révolter. On sent une différence d’écriture qui n’enlève en rien le plaisir d’y aller.

  • L’incivilité des fantômes

L’incivilité des fantômes, c’est l’histoire de gens embarqués sur un vaisseau spatiale, loin dans le future, mais aussi d’Aster, personne noire vivant dans les bas-fonds avec d’autres alors que les blancs se retrouvent bien mieux lotis. Ségrégation spatiale, mais aussi place des femmes et des minorités.

Roman très prenant, il pose des bases et questionnent. S’il se passe dans un vaisseau spatial, ce dernier ne sert que de huis clos à une ambiance pesante. Tout est confiné, les relations sont tendues, l’injustice est omniprésente.

Et des essais, pour se confronter et engrenger des connaissances

Depuis un peu plus de deux ans, je me suis lancée dans la lecture d’essais. C’est un genre qui ne m’attirait pas avant, et vers lequel je ne me tournais pas du tout, car pour moi, c’était réservé vraiment aux gens qui en avaient dans la tête et je ne me sentais pas légitime à en lire. Sauf que. Il y en a pour tous les lecteurs, à conditions de trouver le sujet qui nous intéresse, et un auteur engagé, qui vulgarise au mieux. Je suis en pleine boulimie de tous ces essais qui peuvent m’apporter des données utiles et utilisables en ce moment, et ca passe par les essais sur l’écologie et les animaux ainsi que par le féminisme. Je vous propose quelques essais, même si la liste reste à approfondir. Ceux que je vous présente sont lus ou dans ma PAL.

  • Manuel de résistance féministe

Manuel de résistance féministe, c’est un essai écrit par Marie-Eve Surprenant, aux éditions du Remue Ménage.

Aujourd’hui, celles qui se placent féministes, qui réclament simplement plus de justice sociale, deviennent vite la cible de critiques et d’attaques. Le féminisme crée la polémique et les femmes doivent sans cesse s’en justifier. Souvent, les détracteurs argumentent que l’égalité serait déjà atteinte, que les luttes des femmes seraient dépassées. Or, les inégalités persistent.

Ce manuel permet d’avoir des arguments pour celles qui veulent se défendre pour ne plus trahir leurs idées et des stratégies pour riposter à leurs adversaires. Vulgarisant les principales notions théoriques, historiques et politiques du féminisme tout en démystifiant la diatribe masculiniste, ce petit traité militant m’a beaucoup appris.

  • Bad féminisme

Bad Feminist. Titre ironique, car Roxane Gay développe ici une réflexion qui est bienvenue sur l’état actuel du féminisme. Lassée des prises de position parfois trop clivantes de certaines organisations féministes, et fatiguée d’entendre des femmes dire qu’elles ne sont pas féministes, elle rappelle que la défense de l’égalité des sexes ne dispense pas d’assumer ses contradictions : on peut aimer la télé-réalité, se peindre les ongles en rose et revendiquer le fait d’être féministe.

  • Beauté fatale

Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd’hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du « complexe mode-beauté » travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle.
Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d’autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu’il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d’une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.


(1) Pourquoi une journée internationale des droits des femmes le 8 mars? (Amnesty)

(2) ONU

(3) ONU Women

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