La papeterie Tsubaki – Rentrée littéraire 2018

De la littérature japonaise, j’ai toujours imaginé des récits calmes, reposants, posés; un peu comme une promenade où on prend le temps. Et pourtant je n’en avais jamais lus jusque là. La papeterie Tsubaki a répondu a cette idée que je me faisais de la littérature japonaise.

A Kamakura, petite ville côtière japonaise proche de Tokyo, Popo a repris la papeterie de l’Aînée, sa grand-mère qui l’a élevée. Cette même grand-mère dont elle s’est éloignée et qui lui a appris l’art de l’écriture et de la calligraphie, plus jeune. En revenant dans cette ville après des années de rébellions, à vouloir mettre de la distance avec l’Aînée à qui elle reproche de lui avoir pris sa vie, elle va faire des rencontres touchantes, se rapprocher de cette vieille dame et voir défiler les saisons.

Première lecture d’une auteure japonaise, j’ai beaucoup aimé prendre le temps de découvrir ce petit univers, ces personnages, et surtout Hakoto, allias Popo, qui évolue au grès des mois et des saisons, au fil des rencontres. L’auteure prend le temps de poser les mots, les personnages. Malgré quelques moments répétitifs mais assez rares, l’écriture est fluide et dégage une forme de poésie aux accents japonais.

Hakoto est une jeune femme qui va passer un cap et accepter les choses au fil des rencontres. C’est grâce à ce rythme tranquille et aux rencontres qu’elle prendra du recul et acceptera que sa grand-mère, sous ses airs stricts, ne voulait que son bien et l’aimait fort. Finalement, c’est un deuil que la jeune femme au fil des saisons.

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Ogawa Ito, fluide et simple. Elle captive tout en restant simple et le roman en ressort empli de douceur.

La Papeterie Tsubaki

La papeterie tsubaki

« Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres. Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin. Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre des réconciliations inattendues. »

De: Ito OGAWA 

Chez: Editions Philippe Picquier

à: 20 €

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